Note de conjoncture du 2e trimestre 2011

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Les dernières prévisions tablent sur une croissance de l’économie mondiale de 4,3% en 2011 après 5,1% en 2010. Ainsi le ralentissement de la reprise de l’économie mondiale semble se confirmer par la faiblesse de l’activité observée durant le deuxième trimestre dans les pays de l’OCDE. Au cours de ces derniers mois, les grandes économies ont souffert du poids des plans budgétaires de relance de l’activité et de la hausse des prix des matières premières. En outre, le séisme, survenu au Japon, a fortement endommagé l’appareil productif du pays, perturbant ainsi la chaine d’approvisionnement mondiale. Les prix à la consommation restent élevés en juin 2011, avec près de 5%, en glissement annuel, soit un niveau inférieur à celui de 6% atteint durant la crise de 2008. Sur le marché financier international, la situation reste marquée par la crise de la dette publique des deux premières zones économiques, l’Europe et les Etats-Unis. S’agissant des marchés de changes, l’euro continue de s’apprécier face aux principales monnaies. Sur le marché mondial des matières premières, les mauvaises conditions climatiques, les turbulences politiques qui secouent le monde arabe et la faiblesse du dollar, sont entre autres, les facteurs explicatifs de la forte hausse des prix enregistrée ces derniers mois. L’activité économique interne mesurée par l’indice général d’activité proxy du PIB, a enregistré une croissance de 3,7% sur le premier semestre de 2011, comparativement à la même période en 2010. Cette évolution est due au dynamisme des secteurs secondaire (5,9%) et tertiaire (3,8%). L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation est évaluée à 4,1% au premier semestre de 2011. La hausse des prix à la consommation au premier semestre est tirée principalement par les produits alimentaires (9,3%) et le transport (4,2%). Quant à la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise, elle s’est légèrement dégradée de 0,9% sur les 6 premiers mois de 2011. Cette détérioration résulte du différentiel d’inflation défavorable (+0,2%) conjuguée à l’appréciation du FCFA (+0,7%) par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux. Au titre de l’exécution budgétaire, les ressources mobilisées au premier semestre 2011 sont évaluées à 758,4 milliards, composés de recettes budgétaires (674,8 milliards, en hausse de 4,8%), de dons budgétaires (65,3 milliards) et de recettes du Fonds de Soutien à l’Energie (18,3 milliards). Quant aux « dépenses totales et prêts nets », ils sont évalués à 880,1 milliards, soit une progression de 14% en glissement annuel, imputable notamment aux dépenses d’investissement financées sur ressources internes. Au plan social, les résultats de l’enquête de conjoncture sociale montrent que l’assainissement reste le service le moins accessible pour les ménages. S’agissant des échanges commerciaux, le cumul des exportations de biens à fin juin 2011 s’établit à 518,1 milliards contre 488,7 milliards au premier semestre de 2010, soit une hausse de 18,3%. Pour leur part, les importations de biens sont évaluées à 1.065 milliards au premier semestre 2011, en retrait de 1,3% par rapport à la même période en 2010. La situation monétaire laisse apparaître, en glissement annuel, à fin juin 2011, une hausse de 2% des avoirs extérieurs nets ; un renforcement des crédits à l’économie de 16% ; et une progression de la liquidité globale de l’économie de 11%. L’activité des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) reste bien orientée. A fin juin 2011, comparativement à décembre 2010, le sociétariat (1.533.911 membres) affiche une progression de 2,4% ; l’encours des crédits, évalué à 186 milliards, augmente de 3,2 milliards (1,8%) et les dépôts, chiffrés à 174,2 milliards, sont en hausse de 12,5 milliards (7,7%). Toutefois, le taux des créances en souffrance, établi à 4,98%, s’inscrit en dégradation de 0,46 point de pourcentage sur la période. Enfin, les transferts rapides de fonds reçus via les établissements de crédit du Sénégal se sont situés à 156,7 milliards au second trimestre 2011 contre 148,6 milliards au trimestre précédent, soit une progression de 8,1 milliards ou 5,5%. Sur les 6 premiers mois de l’année, les transferts reçus sont évalués à 305,3 milliards, soit une progression de 5,5% par rapport à la même période de 2010.

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