Janvier 2007

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Après une embellie en 2006, l’économie mondiale devrait être moins dynamique en 2007. La confirmation de ce ralentissement semble se dessiner avec le recul de la croissance dans les principaux pays industrialisés. En effet, le rythme de croissance prévu de l’activité, aux Etats-Unis et au Japon, s’est ralenti par rapport à la même période un an auparavant. Toutefois, le redressement et la consolidation des économies de l’Europe continentale, notamment dans la zone euro, conforte la vigueur de l’activité mondiale, avec un taux de croissance estimé à 4,9% en 2007 après 5,1% en 2006.

Ce fléchissement de l’activité économique mondiale devrait se ressentir sur le commerce international, avec une réduction de la demande de produits de bases, notamment le pétrole dont le cours devrait se stabiliser.

L’inflation, dans la plupart des régions du monde et dans le sillage du tassement des prix de produits de base et du ralentissement de l’activité mondiale, devrait être maîtrisée à des niveaux acceptables dans l’ensemble des pays industrialisés.

Dans les pays de la zone UEMOA, le mouvement des prix est globalement baissier en janvier 2007, mais reste contrasté entre les différents pays.

Sur le marché des changes, le mouvement d’appréciation de l’euro face aux principales monnaies s’est poursuivi et a atteint 1,30 dollar et 154,8 yens pour un euro en janvier 2007. Par contre, comparé à la livre sterling, l’euro s’est légèrement déprécié, passant de 0,69 à 0,67 livre pour un euro.

Entre le dollar et le yen, le billet continue de s’apprécier pour afficher, en janvier 2007, une parité de 117,2 yens pour un dollar contre 115,5 en janvier 2006.

Sur les marchés financiers, les principales banques centrales des pays industrialisés ont mis un terme au resserrement des conditions monétaires, avec le tassement, voire la baisse des taux directeurs, dans un contexte de perspectives de ralentissement de l’activité économique mondiale en 2007.

Après avoir atteint des niveaux particulièrement élevés depuis 2005, la plupart des prix des matières premières ont amorcé un ralentissement depuis la seconde moitié de 2006 qui s’est poursuivi en janvier 2007. Toutefois, les marchés restent généralement fermes comparés à la même période un an auparavant, malgré l’évolution contrastée entre, d’une part, le marché des produits industriels, très sensibles à la conjoncture internationale et, d’autre part, celui des matières premières agricoles et des produits alimentaires, beaucoup moins fluctuants.

Au plan intérieur, les résultats provisoires de la campagne agricole 2006/2007 font ressortir des niveaux de productions agricoles relativement faibles, comparés à la campagne 2005/2006. Cette contre-performance serait liée à la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment l’insuffisance des semences et des engrais et le déficit pluviométrique observé dans la plupart des localités du bassin arachidier et au nord du pays. Cela s’est traduit par une diminution des superficies emblavées et par une baisse des rendements pour les principales cultures.

Quant au secteur secondaire, l’indice du chiffre d’affaires du secteur dans l’industrie et la construction a enregistré en janvier 2007, une légère hausse de 0,2% par rapport au mois de décembre 2006, consécutif à la diminution du chiffre d’affaires dans l’industrie. En glissement annuel l’indice a enregistré une croissance de 2,1%, portée par le secteur industriel (2,6%) et dans une moindre mesure par les entreprises de bâtiments et travaux publics (0,9%).

Les activités du secteur tertiaire en janvier 2007 ont été dynamiques notamment les activités des services qui ont cru de 8,3% comparé au mois précédent et de 2,5% en glissement annuel, sous l’effet de la hausse observée dans la plupart des sous branches notamment les activités de télécommunications (11,0%) malgré le léger repli par rapport au mois de décembre 2006.

Quant aux activités commerciales, leur chiffre d’affaires a baissé de 5,4% par rapport au mois de décembre 2006, mais a augmenté de 2,8% en glissement annuel, tiré par les ventes de carburant. Par contre des évolutions contrastées ont été enregistrées au niveau des autres types de commerce.

La hausse des Prix à la Consommation (IHPC) au mois de janvier 2007 s’est établie à 0,2%.Cette quasi stabilité résulte essentiellement de la hausse des prix du « logement et consommation d’énergie et autres combustibles », qui est atténuée par le repli des prix des produits alimentaires. Mais en glissement annuel, il se situe 4,3% et reste dans l’ensemble élevé.

Quant à la compétitivité de l’économie sénégalaise, elle a enregistré un gain de 0,3% par rapport au mois précédent imputable principalement à l’appréciation (0,6%) de la monnaie des pays partenaires vis-à-vis de l’euro. En glissement annuel, les pertes de compétitivité enregistrées au mois de janvier 2006 sont estimées à 2,0%.

Les échanges avec l’extérieur du Sénégal, au mois de janvier 2007 sont marqués par un déficit de 99,9 milliards de la balance commerciale avec des importations en valeur qui augmente et des exportations en recul.

La situation monétaire janvier 2007 est caractérisée par une amélioration de 8,0 milliards des avoirs extérieurs, une hausse de 23,5 milliards du crédit intérieur avec une détérioration de près de 18,8 milliards de la Position Nette du Gouvernement.

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